Le mythe du journal Le Monde... et du Canard Enchainé

 

 

Le Canard, Hassan II, Mitterrand et nous…

 

Publié le 16 décembre 2008 par lecanardapoil

lien de l'article : Le Canard, Hassan II, Mitterand et nous (Canard à poil)

Fondateur du Comité d’Action pour la Libération des Prisonniers d’Opinion au Maroc (CALPOM), Mohamed Souhaili politologue et sociologue, exilé en France depuis 1972, intervient sur son blog sur "le mythe de l’indépendance du Canard Enchaîné (le vrai Canard)". Il a écrit Les Damnés du Royaume, réédité en 1986 (EDI) et en 1992, le Roi et la Rose, Hassan II et Mitterrand (L’Harmattan).

" Mon contact avec le Canard Enchaîné remonte à la fin des années 70. C’est Claude Roire, collaborateur respecté de l’hebdomadaire, qui m’avait mis en contact avec Patrice Vautier qui fut l’un des journalistes très présents dans l’affaire des diamants de Bokasa offerts à Giscard, malheureux candidat sortant aux Présidentielles de 1981.

 

Patrice Vautier était devenu un ami. Lorsque je lui envoyais des informations sur la répression au Maroc, il les transmettait au rédacteur en chef Claude Angéli qui seul décidait de leur exploitation ou non. Avec le recul, le constat qu’il convient de faire aujourd’hui c’est que le Canard Enchaîné ne laissait passer aucune occasion de « se payer Hassan II » qualifié tantôt de Monsieur Hassan II, tantôt de trou du c ou encore Hassansin ! Cet acharnement qui enchantait l’exilé politique que j’étais (et que je suis toujours) dura jusqu’à fin 1984 environ. Après cette échéance, le Canard Enchaîné va observer une cure d’Hassan II jusqu’en 1990, soit un silence mystérieux de 5 ans. Je précise ici que n’importe qui peut aisément vérifier cette incroyable lacune pour peu qu’il veuille bien se donner la peine de consulter les archives du Canard.

Comment expliquer ce mystère ? Il suffit de se rappeler que l’ancien avocat du Canard enchaîné, un intime de François Mitterrand, en l’occurrence Rolland Dumas, avait été nommé Ministre des Relations Extérieures précisément… en 1984 ! Intime de François Mitterrand avons-nous dit, il ne tardera pas à devenir l’« ami » du roi du Maroc (dixit Hassan II lui-même, à l’émission « L’heure de vérité » en 1989). Il ne s’agit pas ici d’une conclusion découlant d’une construction intellectuelle car je sais notamment par Patrice Vautier et par un ancien chef de la Résistance française, mon ami Claude Bourdet, à quel point Rolland Dumas était intervenu avec insistance auprès de la direction du Canard pour censurer mes écrits sur les prisonniers politiques et mon ouvrage publié d’abord à compte d’auteur en 1985, Les Damnés du Royaume, réédité en 1986 chez EDI. Et si quelqu’un avait un doute au sujet de mes affirmations, il faudrait nous expliquer pourquoi la visite officielle d’Hassan II en France en novembre 1985 avait été complètement ignorée par le Canard Enchaîné au contraire de celle effectuée quelques jours plus tard par le chef d’Etat polonais Jaruzelski.

Pour éclairer le lecteur sur cette anomalie, il convient de fournir des précisions d’ordre géopolitique inhérentes au contexte international. En Pologne, alors que le syndicat de Lech Walesa Solidarnosc avait le vent en poupe, l’armée est intervenue pour instaurer l’état de siège afin d’éviter un bain de sang dans l’éventualité d’une intervention militaire soviétique. Réaliste, Mitterrand avait invité le nouveau chef d’Etat polonais pour l’aider à acquérir une respectabilité internationale. Bonne ou mauvaise résolution, le Président français était dans son rôle. L’opinion publique s’en était émue grâce au levé de bouclier de la quasi-totalité de la presse qui était naturellement dans son rôle aussi. Dans le cas du Maroc, Hassan II comptait des milliers de prisonniers et de disparus dans ses prisons officielles et secrètes. Pour cette raison, il venait d’être condamné par les Parlementaires Européens sensibilisés par notre association le Comité d’Action Pour la Libération des Prisonniers d’Opinion au Maroc (CALPOM). Ces faits avaient été sciemment occultés par la presse française durant la visite d’Hassan au motif que le roi venait d’afficher la veille publiquement sa volonté de recevoir, à Rabat, le Premier Ministre israélien Shimon Perès.

Si le Président français, bien que socialiste, a été dans ce cas aussi dans son rôle, le silence flagrant des médias, et en particulier du Canard Enchaîné, est de nature à révéler un traitement sélectif en matière des droits de l’Homme, en tout cas une connivence caractérisée entre la presse et le pouvoir en France. Alors, épisode accidentel pour le Canard ? La suite des évènements passés sous silence par l’hebdomadaire en dépit de mes alertes personnelles, comme le sort de la famille Oufkir (révélé en 1987), la mort sous la torture de militants politiques, ou encore les sanctions économiques à l’encontre du régime marocain, votées par le Parlement européen en 1992, montre que le Canard avait définitivement cédé à la pression du pouvoir mitterrandien soucieux de protéger, coûte que coûte, la dictature qui sévissait au Maroc durant ces années. "

 

 

 

 

 

LES COMPLICES DU GRAND VIZIR


LEUR AMI DRISS BASRI


Mieux vaut quarante ans trop tard que jamais : le juge d’instruction en charge de l’affaire Ben Barka a créé un petit coup d’éclat, le 1er juin, en perquisitionnant au domicile de Driss Basri, l’ancien tout-puissant ministre de l’Intérieur de Hassan II. Le grand vizir n’était certes pas encore en poste en 1965 lors de l’enlèvement à Paris de l’opposant marocain, mais c’est le meilleur spécialiste des basses œuvres de la monarchie marocaine. Entré à la police comme indic, propulsé dans les années 70 à la tête la redoutable DST puis du ministère de l’Intérieur, Basri a supervisé depuis lors tous les sales coups du régime, que ce soit la répression des grèves et des émeutes (un millier de morts en 1981, plusieurs centaines en 1984) ou celle des opposants (tortures, disparitions et arrestations arbitraires durant toutes les années 70, 80 et 90). Peu de dirigeants au monde peuvent se targuer d’avoir exercé aussi longtemps un tel pouvoir d’inféodation, de flicage et de renseignement. Limogé en 1999 par le tout nouveau roi Mohamed VI, qui se méfiait de cette tutelle encombrante, le super-flic coule à présent des jours heureux dans son exil doré du XVIe arrondissement de Paris. On comprend son agacement devant l’audace du juge. Ben Barka ? « Je ne connais pas l’affaire », a-t-il lâché le 22 mai après son audition. Les vieux despotes au repos ont parfois de ces traits d’humour. Mais ils ont surtout de solides courtisans. Basri peut compter sur la loyauté sans faille de ses affidés, en particulier dans les médias. Ses ennuis avec la justice coïncident ainsi avec la sortie en France d’un ouvrage qui le cajole effrontément(1). Écrit par le journaliste du Monde Jean-Pierre Tuquoi, « grand spécialiste du Maroc » et grand amateur des amitiés qui vont avec, ce livre prétend creuser l’histoire des relations franco-marocaines tout en éludant le rôle central joué par Basri, sinon pour lui tresser des fleurs. Il est vrai que l’ex-ministre est sa principale source d’information.
Petit rappel : dans les années 1980, en proie à une violente crise financière, Le Monde reçoit un coup de main d’Hassan II qui, à coups d’encarts publicitaires glorifiant son régime, va aider à redresser les comptes du quotidien. Entre le souverain et certains journalistes du Monde, c’est le début d’une riche complicité. Jean-Pierre Tuquoi dédie d’ailleurs son ouvrage à la mémoire de son prédécesseur à la rubrique Maghreb, Jacques de Barrin, décédé. Or ce dernier était un ami notoire de Driss Basri, qui lui réserva l’exclusivité de son bon cœur après la répression des émeutes de Fès en 1991 (101 morts) : « Le deuil est grand mais le mort est une souris. » (Le Monde, 18/12/91). De Barrin faisait ouvertement la promo du Palais et refusait dédaigneusement les mises au point dont le bombardait le Comité d’action pour la libération des prisonniers d’opinion au Maroc (CALPOM).
Son propre prédécesseur à la rubrique Maghreb de 1985 à 1990, Jean de la Guérivière, était connu lui aussi pour ses royales sympathies. C’est dire si Tuquoi s’inscrit dans une longue tradition. Très inspiré par Basri, que Tuquoi cite abondamment, l’ouvrage est truffé de fausses révélations, d’anecdotes et de banalités. Aucune analyse sérieuse des frasques franco-marocaines, pas un mot sur le rôle considérable des médias français - Le Monde en tête - dans la promotion du régime, silence aussi sur le soutien implicite apporté par la France mitterrandienne à l’insensée demande marocaine d’adhésion à la CEE. Les années Mitterrand-Hassan II et leur cortège fleuri de roses (des milliers de morts et de torturés sous les yeux du président socialiste français) sont à peine survolées. Chirac-Mohamed VI ? Leurs relations personnelles seraient trop voyantes, nous apprend Tuquoi. Et puis il y a les ragots : Mohamed VI est fâché contre sa sœur qui se promène dans Paris vêtue d’un jean moulant... Du grand scoop ! Ce modèle de journalisme d’investigation excelle aussi dans l’art de doser les infos. Exemple : comme l’homme fort en exil a des soucis avec l’entourage du jeune roi, il est bien normal qu’il se soit assuré les services de sept avocats parisiens, révèle l’auteur, qui évite cependant de préciser leur identité. Normal, puisque parmi les avocats de Basri figure Me Yves Baudelot, qui est aussi l’avocat du... Monde.
Indigné par les persécutions infligées à l’ex-indic - le cruel Mohamed VI a même fait couper l’eau de sa datcha marocaine, cadeau de Hassan II ! -, Tuquoi appelle à sa rescousse un article du Canard enchaîné, lui aussi
compatissant, mais en oubliant de signaler que son auteur est Nicolas Beau, un autre bon ami de Basri. En 1999, Beau et Tuquoi avaient cosigné un ouvrage sur la Tunisie (Notre ami Ben Ali) qui déjà flattait le Fouché de Rabat : « Contrairement au Maroc, la Tunisie est incapable de récupérer ou même de neutraliser l’opposition en exil. Ainsi au Maroc le ministre de l’Intérieur de Hassan II puis de Mohammed VI, Driss Basri, brillant licencié en droit, tranche sur la brutalité de ses deux prédécesseurs, Mohammed Oufkir et Ahmed Dlimi : l’homme fort du régime jusqu’à ce jour aime à s’entourer de chercheurs et d’intellectuels et a su attacher à la monarchie chérifienne des opposants considérés comme irréductibles. » Pour un peu, l’homme qui a maté dans le sang toutes les révoltes au Maroc sur vingt-cinq ans mériterait le Nobel de la paix, au motif qu’il s’entoure d’ « intellectuels » de l’envergure de Tuquoi... Lequel ne craint pas la contradiction quand, en 1999 toujours, il fait l’éloge d’une biographie réhabilitant le général Oufkir tricotée par Stephen Smith, un grossiste de l’intox françafricaine. Aujourd’hui, Tuquoi nous rassure : Driss Basri, « que l’on disait à l’article de la mort, [...] se porte comme un charme. L’homme est au mieux de sa forme, prêt à en découdre avec un roi coupable de l’avoir évincé et, surtout, de dilapider l’héritage politique laissé par Hassan II. » Suivez mon regard... C’est que, pour certains cercles politiques franco-marocains autour desquels gravitent nos fins experts, l’ancien ministre de l’Intérieur reste le meilleur recours en cas d’accident dynastique brutal. Par exemple, si le maladroit Mohamed VI voulait bien céder la place à son frère Moulay Rachid, dont le parrain politique n’est autre que... Driss Basri. Le retour du bon vieux temps, n’est-ce pas ?
Mohamed Souhaili, réfugié politique marocain, est notamment l’auteur de Le Roi et la Rose - Hassan II et Mitterrand (L’Harmattan, Paris, 1992). Il est aussi l’ancien animateur du Comité d’action pour la libération des
prisonniers d’opinion au Maroc (CALPOM).
Publié dans CQFD n°35, juin 2006. (1) Majesté, je dois beaucoup à votre père - France/Maroc, une affaire de famille (Albin
Michel).

Texte original :  LES COMPLICES DU GRAND VIZIR
LEUR AMI DRISS BASRI

 

 

Lettre ouverte à Claude Angeli et à ses collaborateurs du Canard Enchaîné

N'avez vous pas honte d'avoir employé un militant (informateur marocain, réfugié dans votre République) sans lui octroyer le moindre statut ni salaire ?

Je m'adresse à vous deux, Claude Angeli et Jean-François Julliard : le premier, Angeli est connu pour ses "scoops" largement inspirés par les services de l'Etat français, le second, fils de l'autre, à la formation duquel j'ai raisonnablement contribué en ce qui concerne les problèmes marocains et franco-marocains.

A l'époque, comme je l'explique dans de multiples témoignages, vous aviez cédé aux pressions de la Real Politic. A plusieurs reprises, j'avais compris que mes informations ne vous intéressaient plus. Mais à peine parti, j’étais relancé par des personnes tierces que vous m'aviez envoyées dans le but continuer à servir vos lecteurs (et je ne sais qui encore ...). Je peux citer plusieurs témoins de ces relances répétées : un journaliste que vous connaissez bien et qui était à l’époque à l’Agence Centrale de Presse, un autre de Reuters et aussi un journaliste de l’Humanité que vous ne sembliez pas apprécier. Je pensais à l'époque que votre journal ne pouvait pas laisser un collaborateur en difficulté, qui plus est, malmené par des services divers dont les services marocains. Vous le saviez vous-même : j’étais souvent pris en filature quand je me déplaçais au siège de la rédaction du Canard et Jean-François Julliard se souvient parfaitement de la présence de personnes suspectes sur le trottoir d’en face. Par exemple ce lundi matin de décembre 1989, au lendemain de l’émission l’Heure de Vérité consacrée à Hassan II et au démontage de laquelle j’avais assez largement contribué. A aucun moment, vous n'avez soulevé le problème que posait la sensibilité de ma situation alors que vous avez été prompt à parler généreusement de pseudo-cas de réfugiés politiques, et je site pour exemple l'affaire Diouri. Qui vous avait mis en contact avec ce personnage aujourd'hui discret depuis son retour au Maroc il y a quelques années ? C'était bien moi, et je rappelle qu'Angeli s'était précipité à la télévision pour défendre cet homme dont le devenir ne semble plus vous intéresser.

Qui a analysé pour vos lecteurs la nouvelle réforme constitutionnelle présentée par Hassan II et défendue par ce dernier en fanfare dans le journal Le Monde 02 septembre1992. Mon article de l’avis des experts, une des meilleures copies d’investigation, avait été abusivement signé par Lestrohan, journaliste du Canard, qui, soit dit en passant, n’a jamais eu à voir avec les affaires marocaines. A cet égard, je précise ici, sauf erreur involontaire de dates, que l'article en question a été faxé à la rédaction en chef du Canard le jeudi 03 septembre 1992, aux alentours de 16h, via le télécopieur de l’association l'Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens, à l'époque domiciliée à Montreuil. Non seulement il me fût accusé réception téléphoniquement mais en plus cette note manuscrite d'environ 4 pages a été publiée par le Canard le mercredi suivant. Je pense qu'en Fance on a aujourd'hui les moyens techniques de vérifier si les détails que je fournis sont exacts.

Deux années auparavant, j'ai donné au Canard le scoop de la destruction du bagne de Tazmamart en expliquant les dessous géopolitiques de ce fait et de la libération d'Abraham Serfaty... Informations relayées par la presse internationale. Mais cet article, pourtant d’une qualité particulièrement appréciable est paru non signé. Pour fournir la preuve que je suis bien l'auteur de ce scoop, je rappelle que dans mon ouvrage le Roi et la Rose (p111), je reviens sur cette affaire en écrivant je cite " au lendemain de l'arrivée de Serfaty à Paris, je dicte à mes amis du Canard enchaîné une note (légèrement retouchée par la rédaction pour lui donner le ton de l'hebdomadaire satirique). L'article est publié le 18 septembre 1991 sous le titre " Torturé par la diplomatie, Hassan II libère A. Serfaty". L'article révèle les raisons de la libération inattendue de l'opposant, le rôle des U.S.A. dans cette affaire ainsi que la suppression de Tazmamart. Dès la publication de cet article, les agences de presse et les chancelleries confirment les informations".

Bien sûr, ce que j'écrivais le concernant n'engageait pas forcement l’hebdomadaire, mais ce journal affirme à une date ultérieure, précisément en juillet 1991, avoir lu avant sa parution 130 pages de mon livre, soit la totalité du manuscrit. Il s'agissait d'une critique honorable survenue après d'autres articles parus dans la presse française et internationale évoquant la future publication de ce livre. Cela prouve que le Canard entérinait sans mot dire mes affirmations concernant le scoop que je lui avais dicté.

D’autres articles ont été publiés antérieurement et postérieurement par ce journal mais jamais signés ne serait-ce que par mes initiales, comme si la rédaction cherchait coûte que coûte à dissimuler l’origine de ces informations, me contraignant ainsi à rester pendant de longues années un journaliste anonyme… Privé du coup de la fameuse carte de presse à laquelle je pouvais raisonnablement prétendre. Lorsque plus tard, j'en ai parlé à Jean-François Julliard, lui exprimant mon étonnement, il m'a simplement répondu qu'il n'y pouvait rien. Et lorsque je lui ai fais remarquer qu’un journaliste du New-York Times avait été remercié par sa direction pour n'avoir pas mis la signature d'un collaborateur ayant contribué à son article, il m'a simplement répondu " tu n'as qu'à aller voir les Américains".

Il est amusant, à ce propos, qu’un journaliste comme Jean-François Julliard, qui n’ayant jamais, à ma connaissance, quitté son bureau parisien du Canard, soit aujourd’hui devenu l’un des dirigeants de Reporters sans Frontières … Voire leur président.

Après la publication en 2008 d’un livre critique consacré au Canard Enchaîné (Le Vrai Canard) où l’on apprend que les collaborateurs extérieurs du Canard ont toujours été plus ou moins rémunérés, je me suis adressé à la rédaction, il y a de cela un peu plus de 2 ans pour solliciter une prime de solidarité. Craignant un complot politique (car je venais de souligner l’autocensure sur un site internet, à l’occasion du débat provoqué par la parution du livre précité), elle opposa à mes requêtes un silence méprisant. J’ai donc décidé en décembre 2010 de recourir aux services d’un avocat, lequel n’a pas tardé de saisir les Prud’hommes à Paris.

Affaire à suivre…